Nous publions ici un extrait des documents exposés récemment à Fouras.
"En 1806, le Préfet Maritime de Rochefort, Martin, recevait un courrier de Decrès, le Ministre de la Marine et des Colonies de Napoléon 1er, datant du 14 avril 1806 qui décidait de l’installation des sémaphores sur la côte Atlantique. Dans ce courrier le ministre lui expliquait ce qu’était un sémaphore côtier, dont l’inventeur était Dupillon, Le mât de 12 mètres et ses 3 bras de 4 mètres articulés devront être installés en hauteur ainsi que la cabane de veille, avec l’affichage des si- gnaux, pour les 2 guetteurs, (sachant lire et écrire) et munis de longue vue, sous la surveillance d’un inspecteur... Les sémaphores servent à envoyer et recevoir des messages des navires de passage mais surtout à communiquer entre sémaphores en langage codé (343 signaux pour 3 bras) afin de si- gnaler aux autorités navales les mouvements suspects observés sur la mer ou dans l’embouchure de la Charente, ou recevoir les consignes de la Préfecture Maritime de Rochefort par l’intermédiaire de la tour saint Louis dite tour des signaux.
"C’est en 1806, que Napoléon décida du Blocus continental contre les anglais et qu’il fit protéger toutes les côtes par les sémaphores côtiers et leurs guetteurs, dans les 6 arrondissements maritimes des Côtes françaises. Il fut demandé au Préfet de Rochefort de bien vouloir en installer sur 37 points de la côte atlantique, de Noirmoutier à Saint Jean de Luz. Le modèle arriverait par routier. Sur la liste des 37 lieux désignés pour l’installation des sémaphores, on trouve, entre la pointe de Chai, et les Saumonards: l’île d’Aix, Fouras et Rochefort situés sur l’estuaire de la Charente, avec le grand Arsenal et la Préfecture maritime de Rochefort, 5ème arrondissement maritime, à quelques kilomètres du Pertuis d’Antioche, là où apparaissent les navires venant de la haute mer. Ainsi, à partir de la fin de 1806, ces trois sémaphores occupèrent l’estuaire de la Charente, pour correspondre ensemble, afin de protéger l’Arsenal de Rochefort.A l’île d’Aix la surveillance à partir de 1806, est assurée dans une petite guérite en bois installée sur le toit d’une maison ( située à côté de «l’actuel sémaphore» qui lui, date de 1860). Grâce au mât du sémaphore fixé au toit de la maison, les bras et les pavillons, les guetteurs munis du dictionnaire de signaux qui doivent se relayer, peuvent avec leur longue vue, communiquer avec les bâtiments au large et avec le sémaphore de Fouras, ou recevoir des consignes de Fouras, venant de La Préfecture Maritime de Rochefort. par la tour des signaux En 1860, la tour pour le nouveau sémaphore reçut un équipement électro-sémaphorique pour communiquer en Morse, ainsi que les pavillons colorés internationaux, puis furent installés le télégraphe et le téléphone avec des câbles sous marins, fin des années 1880. La tour du Sémaphore, vendue à la commune dans les années 1980, a une terrasse fermée au public. Cependant la tour est occupée par différentes activités de la commune.
"De son côté, le poste sémaphorique de Fouras, se trouvait à 30 mètres de hauteur, au sommet du donjon du fort de Fouras avec cabane de veille et sémaphore. Les guetteurs étaient munis de longues vues, utilisaient signaux et pavillons comme les guetteurs de l’île d’Aix. Sous Napoléon III, grâce au baromètre, au thermomètre et au marégraphe, ainsi qu’à la transmission des signaux de sinistres, la météorologie peut être transmise aux navires. «A partir de 1868, on y trouve un poste téléphonique pour les officiers du port, la recette des postes et le bureau télégraphique pour le public». Une ligne téléphonique aérienne longe la voie ferrée allant sur Rochefort et la communication avec la tour Saint-Louis se fait par téléphone. Les touristes sont invités par le syndicat d’initiative, à visiter le poste sémaphorique dans les années 30, guidés par le guetteur. Le sémaphore fermera en 1949, après avoir été cédé par le ministère de la guerre à la Marine à partir de 1930. Le donjon acheté par la commune aux Domaines en 1951, deviendra musée. Les touristes peuvent ainsi admirer le panorama vu de la terrasse de l’ancien poste





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